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Exercice Orion 26 avec la 11e BP

Texte : Augustin Paliard

Publié le : 08/06/2026. | Temps de lecture Temps de lecture : 4 minutes

Le 24 février 2026, à Coëtquidan, la 11e brigade parachutiste est engagée dans la phase 2 de l’exercice interarmées Orion 26 afin de reprendre le contrôle du territoire arnlandais. Débute alors pour le peloton de recherche et détection du 1er régiment de hussards parachutistes, une mission de reconnaissance de quatre jours au plus près de l’ennemi.

Mardi 24 février, midi.

Sur la base aérienne 123 à Orléans, Français, Britanniques et Italiens embarquent à bord d’avions de transports tactiques de type A400M, C130 et CN235. Les militaires doivent reprendre le territoire d’Arnland, occupé par l’ennemi Mercure, étape cruciale de la phase 2 de l’exercice Orion 26. Afin de permettre l’arrivée de moyens lourds, la 11e brigade parachutiste (11e BP) est chargée de percer les lignes ennemies. « L’objectif est de déstabiliser l’adversaire. Créer l’effet de surprise et l’obliger à se réorienter », explique le général Rondet, commandant la 11e BP.

14 h 30.

En l’espace de deux jours, 900 parachutistes sont largués au-dessus du camp de Coëtquidan, dont le peloton de reconnaissance et détection (PRD) élément clef du sous-groupement de renseignement au contact (SGRC). Issue du 1er régiment de hussards parachutistes, cette unité spécialisée dans la reconnaissance en profondeur, est détachée du SGRC, le temps de l'exercice, pour agir au profit de la brigade. Une fois au sol, les 24 soldats du SGRC se rassemblent avant de progresser vers l’Est. Leur première mission consiste à couvrir l’opération du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (3e RPIMa) sur Ville-Bizard, une base ennemie.

19 heures.  

Après les parachutistes, les aéronefs larguent des véhicules. Le lieutenant Jean, commandant du PRD, organise les patrouilles chargées de les récupérer. « Nous avons 4 fardiers, autant de VBL, une moto et un Grizzly. La force de nos actions réside dans la discrétion et la mobilité de nos véhicules », explique-t-il. Une fois remotorisé, le sous-groupement se scinde en quatre patrouilles : deux dédiées au renseignement, une à la destruction et une au commandement. 

Mercredi, 6 heures. 

Camouflé, son fusil Scar dans le dos, le tireur de précision a pour mission d’aller renseigner au-delà de la position de son unité. Il file à moto à travers la forêt marécageuse. À l’approche d’un point haut, il détecte un ennemi à l’angle d’un carrefour et rend compte à son chef de patrouille. Quelques minutes plus tard, ce dernier reçoit l’ordre d’aller au contact. Le tireur appuie l’action de ses camarades. Un VBL neutralise l’ennemi à l’aide de sa mitrailleuse 12,7 mm. Lors de cette action, la moto, intégrée récemment au PRD, se révèle être un atout certain grâce à sa furtivité et sa rapidité. Elle a permis de préserver le potentiel humain en s’affranchissant sans mal des contraintes du terrain.

7 heures.

« Ici on tient un point haut, on est en mesure de traiter tout ce qui arrive par le bas » explique le maréchal-des-logis Mickaël, chef de patrouille. L’ennemi est pris en tenaille entre l’avancée du 3e RPIMa et le PRD. Un véhicule Grizzly s’enfonce dans les feuillages. Sur le toit, la 12,7 mm est pointée sur la route. Les deux mitrailleuses, les deux tireurs de précision et un missile moyenne portée attendent l’ennemi résiduel qui se retranche vers leur position.  Dans la matinée, trois véhicules sont détruits par la patrouille dont un blindé.

11 heures.

Le PRD met en œuvre ses moyens de renseignement. Un drone eBee Vision est lancé. À 120 mètres d’altitude, il détecte deux véhicules ennemis. Leur position est immédiatement transmise au poste de commandement de la brigade. Quelques instants plus tard, le 35e régiment d’artillerie parachutiste détruit les deux cibles grâce au mortier de 120 mm. En parallèle, une autre équipe déploie un Murin. Assis dans son VBL, le maréchal des logis Florent scrute son écran : « Grâce au radar, je capte toutes les signatures sonores des engins en déplacement jusqu’à 20 kilomètres. En analysant les données, je peux localiser et identifier l’ennemi. »

17 heures 

La manœuvre conjointe du 3e RPIMa et du PRD a permis la destruction de l’ennemi occupant la zone. La nuit va bientôt tomber. L’occasion pour les hussards de poursuivre leur mission de reconnaissance. En effet, avec une autonomie de 72 heures, la 11e BP a jusqu’à vendredi pour créer la brèche dans les lignes ennemies. Ainsi, elle permettra le déploiement d’unités aux moyens plus lourds. Son action contribue à l’objectif d’entrée en premier sur le territoire.

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