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4e régiment étranger: l'école du légionnaire

Texte : Caporal-chef Adrien Cullati

Publié le : 10/08/2026. | Temps de lecture Temps de lecture : 4 minutes

Berceau de la cohésion et de l’esprit de corps de la Légion étrangère, le 4ᵉ régiment étranger constitue le premier défi de ceux qui choisissent de servir la France. En ce lieu, des hommes de tous les horizons laissent derrière eux leur passé pour apprendre, pas à pas, ce qui fait un légionnaire : le maniement des armes, la discipline, la fraternité et la résilience. Le régiment forme également les cadres, caporaux et sous-officiers, ainsi qu’une grande partie de ses spécialistes (opérateurs radio, auxiliaires sanitaires, mécaniciens, cuisiniers, secrétaires, conducteurs, etc.).

Jour 1, 9 heures

Les engagés volontaires débutent leur apprentissage par 4 semaines en ferme d’instruction, pour acquérir dans ce cadre rustique et isolé les fondamentaux du combattant. Ils apprennent l’ordre serré et l’état d’esprit ʺLégionʺ.

19 heures

Tous les soirs, les engagés volontaires dressent la table en alignant soigneusement leur matériel de repas : gourdes, gamelles métalliques et fruits, le tout disposé de manière symétrique, avant d’entonner le traditionnel chant du Boudin.

Jour 2, 5 heures

Chaque matin dès cinq heures, la section s’active aux différentes corvées de la ferme, un passage obligé de la vie collective en formation. Répartis en équipes, les engagés volontaires entretiennent les locaux avec rigueur.

7 heures

Au petit matin, les membres de la section s’élancent pour 30 km, chargés d’un sac de 20 kg, afin de se préparer à la célèbre marche du Képi blanc. Celle-ci marque l’aboutissement du premier mois de formation et précède la remise du couvre-chef emblématique, marquant l’entrée dans la famille légionnaire. Chaque pas constitue une épreuve de résistance, tant physique que mentale.

20 heures

Après avoir installé son bivouac, la section se réunit autour du feu pour chanter. Ces instants, simples mais intenses, forgent la cohésion du groupe et renforcent les liens entre les engagés volontaires.

Jour 3, 8 heures

 Remise en condition de deux soldats après la marche. Les pieds sont la première arme du combattant, ils doivent être soignés et entretenus avec rigueur pour durer au combat et supporter l’effort des longues journées sur le terrain.

À seulement vingt ans, Adamo, d’origine argentine, a choisi de s’engager dans la Légion étrangère pour éprouver le mode de vie ʺLégionʺ, ses traditions et sa valeur opérationnelle, reconnus dans le monde entier.

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