Lutte anti-drone: le système Proteus
Texte : Augustin Paliard
Publié le : 12/08/2026 - Mis à jour le : 27/08/2026.
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Le Proteus standard 1, associant un canon de 20 mm à une caméra thermique Sandra, a été développé en quelques mois par la Task-Force lutte anti-drone. Déployée depuis septembre 2025 au 35e régiment d'artillerie parachutiste, cette innovation préfigure l’arrivée imminente d’un système encore plus performant.
Des détonations résonnent dans le ciel de Canjuers : deux drones s'écrasent. Le 20 octobre 2025, le 35e régiment d'artillerie parachutiste (35e RAP) teste son nouveau système Proteus standard 1. L'engin, monté sur un châssis de TRM 2000, associe un canon de 20 mm à un viseur Sandra (système alternant les visions nocturne et diurne pour la recherche des aéronefs), issu des systèmes sol-air Mistral. Pour le mettre en œuvre, deux militaires suffisent : un chef de pièce, garant du bon fonctionnement et de la transmission des gisements, et un pointeur-tireur qui engage la cible depuis une tablette CF20. Au 35e RAP le système s’intègre dans un dispositif composé de trois volets : un VAB Arlad détecte la menace, un opérateur la fragilise à l’aide d’un fusil brouilleur Nerod, avant que le Proteus ne donne le coup de grâce.
Associé depuis l’été 2024 à la section technique de l’armée de Terre (STAT) dans la conception du système, le régiment en est à ce jour le seul détenteur. Une exclusivité provisoire car d'ici la fin de l’année 2026, sept Proteus standard 2 seront livrés à plusieurs unités de l’armée de Terre. Outre un nouveau porteur, le V3P développé par Scania, cette évolution intègrera un logiciel de conduite de tir développé avec l’appui de l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (Amiad).