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Les vitraux de la 13e DBLE : un hommage en lumière sur le causse du Larzac

Texte : Tanguy de Maleissye

Publié le : 03/11/2025. | Temps de lecture Temps de lecture : 3 minutes

Installée depuis dix ans sur le causse du Larzac, la 13e demi-brigade de la Légion étrangère a confié à la vitrailliste aveyronnaise Lola Pradeilles la création des vitraux de sa chapelle. Une œuvre sur mesure, inspirée par la lumière du plateau et par l’esprit de cohésion des légionnaires venus du monde entier.

Une œuvre inspirée par la Légion étrangère

Artisan verrière de 29 ans, Lola Pradeilles s’est spécialisée dans la création et la restauration de vitraux. « J’ai toujours été attirée par l’art, confie-t-elle. C’est dans la peinture sur verre que j’ai trouvé ma voie. »
Après plusieurs années de formation et d’enseignement en France et à l’étranger, elle s’est réinstallée à Millau, sa ville natale, il y a trois ans. Peu après, la 13e demi-brigade de la Légion étrangère (13e DBLE) l’a sollicitée pour concevoir les vitraux de la chapelle de son camp du Larzac.

L’artiste se souvient de cette rencontre comme d’un tournant :  « Je ne connaissais pas bien le monde militaire avant cet appel, mais j’ai ressenti une fierté immédiate à travailler pour la Légion. Les légionnaires, venus du monde entier, trouveront dans cette œuvre une langue universelle : celle de la lumière et des couleurs ». 

Des vitraux porteurs d’histoire et de sens

Loin d’être un simple ornement, le vitrail raconte ici l’histoire de l’unité et son ancrage sur le causse du Larzac. Comme autrefois, où les vitraux transmettaient les récits bibliques à ceux qui ne savaient pas lire, cette œuvre cherche à rassembler autour d’un patrimoine commun. Les jeux de lumière et de teintes évoquent le parcours collectif de la 13e DBLE, son esprit de cohésion et sa fidélité à la mémoire des anciens.

La rigueur du geste et la passion du métier

Chaque vitrail naît d’un travail minutieux et méthodique. Le dessin initial est réalisé sur papier calque pour définir les coupes. Chaque pièce de verre est ensuite peinte, cuite, puis sertie dans un réseau de plomb rendu rigide par un mastic.
« Le travail du verre exige rigueur et précision, explique la jeune femme. C’est une succession d’étapes où chaque geste compte. »

Spécialisée dans la restauration d’œuvres anciennes, Lola s’appuie sur les techniques traditionnelles du vitrailliste tout en cherchant à innover :

« Quand je peux créer, comme ici pour la chapelle, j’aime explorer de nouvelles couleurs, de nouveaux motifs. Ce métier demande engagement et discipline. J’y retrouve des similitudes avec celui des armes : agir dans l’ombre, au service d’une histoire qui nous dépasse mais qui nous rassemble. »

Un patrimoine à transmettre

Les vitraux ont été inaugurés en juin, lors de la fête de Bir Hakeim, en présence de tous les légionnaires de la 13e DBLE.

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