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Fondation Armée de Terre : Aider autrement

Texte : Propos recueillis par la rédaction

Publié le : 11/06/2026. | Temps de lecture Temps de lecture : 2 minutes

Lancée officiellement le 21 mai, la Fondation Armée de Terre répond à la volonté du Cemat de densifier les échanges entre l’institution militaire et la population civile. Elle soutient des projets financés par des mécènes extérieurs au cercle habituel des donateurs.

« L’objectif est de toucher un public éloigné pour diffuser la culture collective de l’armée de Terre, comme le goût de l’effort, la foi dans l’engagement collectif ou le sens des responsabilités », souligne le colonel Sébastien de Peyret, directeur général adjoint. 

Fondation reconnue d’utilité publique, elle ne se substitue pas aux dispositifs existants, tels que la CABAT. Si l’armée de Terre exerce un droit de regard sur ses actions, sa structure demeure autonome. La Fondation agit dans trois domaines (la jeunesse, le patrimoine et la solidarité) et s’appuie sur des partenaires extérieurs au monde militaire pour favoriser des coopérations nouvelles. 

Philippe Brassac, président du conseil d’administration de la Fondation répond à nos questions.

— Que vous inspire cette nomination ?

C’est un honneur pour moi, et donc une réelle responsabilité. La Fondation Armée de Terre est une institution jeune, mais elle porte en réalité une ambition qui ne l'est pas : consolider la société civile avec ce qui la fonde, en s'appuyant sur les valeurs de l'armée de Terre

La présider, c'est avoir la charge de tenir cette promesse — devant les entreprises qui nous font confiance, devant les associations qui travaillent avec nous, et devant les jeunes que nous voulons atteindre.

— Quelle est la raison d'être de la Fondation ?

Former et encourager des citoyens engagés. Des jeunes qui ont fait l'expérience d'appartenir à quelque chose de plus grand qu'eux. Cette expérience ne s’apprend pas dans une salle de classe. Elle se vit sur un terrain de sport, dans un atelier de création, sur un chantier de restauration, au sein d'un groupe. 

C'est par le sport, la culture, l’effort partagé, l'engagement au service d'une communauté que la Fondation cherche à produire ce dont la République a le plus besoin : des citoyens qui choisissent d'être les architectes du pacte national

— À quoi ressemble un projet-type ?

Par exemple Impulsion : Cette association forme des jeunes issus de quartiers prioritaires au métier d'éducateur sportif. La Fondation a glissé à l'intérieur de ce parcours existant une formation à l'engagement citoyen

Concrètement : avant d'entrer en alternance, ces jeunes suivent une sorte de "classe préparatoire" où l'on travaille ce que signifie exercer un métier au service des autres, ce que portent les valeurs républicaines dans la pratique quotidienne d'un éducateur, et ce que la Nation attend de ceux qui encadrent sa jeunesse

Une fois diplômés, ils ont aussi quelque chose de plus : la conscience d'être, dans leur quartier et dans leur métier, des acteurs du lien citoyen.

Ce modèle, c'est celui de l'armée de Terre appliqué hors les murs : Il ne s’agit pas de créer des dispositifs parallèles, mais enrichir ce qui existe déjà d'une exigence qui, sans nous, n'y serait pas.

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