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Véronique, bourrelière et maroquinière

Texte : Aspirant Emilien Lamadie

Publié le : 03/11/2025. | Temps de lecture Temps de lecture : 3 minutes

Bourrelière, maroquinière mais aussi couturière, Véronique œuvre au sein de la 13e base du soutien du matériel. Cette modéliste entretient les assises de véhicules et engins blindés. Une expertise technique acquise grâce à des années d’expérience. Ce savoir-faire précieux et rare l’amène aussi à confectionner des produits divers qui n’ont rien à envier aux grandes maisons de couture.

Au coin de l’un des immenses hangars de la 13e base du soutien du matériel (13 e BSMAT) se trouve l’atelier de bourrellerie de Véronique. Une petite usine qui assume une grande responsabilité. « Je reprends les assises des véhicules tactiques, rhabille les plaques en toile de blindés et confectionne les housses de mitrailleuse et de bâches de véhicules. » 

C’est pour elle un grand honneur que d’exercer son métier pour l’armée de Terre. Son beau-père lui avait présenté les ateliers de couture militaire. Petite, elle rêvait déjà de les rejoindre. Elle a d’abord acquis ses compétences au cours de ses années passées chez Hermès. Travailler dans ce domaine spécifique est une façon pour elle d’explorer de nouvelles facettes du métier.

 Les matières qu’elle choisit pour les réparations doivent être assez résistantes pour survivre à l’épreuve du terrain et répondre à l’impératif de discrétion. « Couleur kaki, motifs bariolés, œillets peu brillants, tout est fait pour diminuer la visibilité, précise Véronique. Cette spécificité de métier n’existe que dans l’armée. »

Maroquinerie

Depuis 2015 une nouvelle activité s’est ajoutée : la maroquinerie, autrement dit la fabrication d'articles en cuir. Véronique confectionne des moleskines (protèges-carnets) et sacoches en cuir. Du découpage au ponçage en passant par l’assemblage et le lissage, elle fabrique des produits de haute qualité avec dextérité. Elle a récemment reçu une commande de 40 protège-carnets en plus de son activité usuelle. « Chacun nécessite quelques heures de confection, j’en ai pour plusieurs semaines d’effort. »

 Cette activité artisanale tend à disparaître aujourd’hui, la profession se mécanisant. Pour autant, il est important de conserver ces métiers. Créative, Véronique ravaude avec facilité les petits dégâts, réalise des prototypes. Ses connaissances lui permettent d’assurer des réparations plus rapidement et en interne. Un atout pour l’armée de Terre !

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